À Paris 12, entre Montgallet et Daumesnil, une frite jaune dorée s'invite dans les sandwichs et les bowls. Son nom : l'alloco. Chez Graiky, sandwicherie afro du 12e, on l'ajoute à la viande marinée, aux crudités et à la sauce maison. Résultat : un sandwich qui n'a plus grand-chose à voir avec le kebab classique. Si vous cherchez des allocos Paris sans savoir où tomber, voici ce qu'il faut savoir avant de pousser la porte du 12 rue de Madagascar.
L'alloco, c'est quoi exactement ?
L'alloco — on écrit aussi alloco, ou allocos au pluriel — est une banane plantain mûre, coupée en morceaux puis frite jusqu'à ce que l'extérieur caramélise et que l'intérieur reste fondant. Rien à voir avec une frite de pomme de terre : la texture est plus dense, légèrement sucrée, avec un cœur moelleux qui tranche avec le croustillant de la croûte.
C'est un classique de la street food d'Afrique de l'Ouest, vendu au coin des rues à Abidjan, Bamako ou Dakar, souvent servi avec du poulet grillé ou du poisson braisé. À Paris, on le trouve dans quelques adresses africaines, mais rarement glissé dans un sandwich.
Pourquoi ce n'est pas une simple frite
Une frite de pomme de terre, c'est du salé neutre : elle sert de support. L'alloco, lui, joue sur deux registres. Il apporte du sucré, du moelleux et un léger goût de banane mûre qui vient équilibrer une viande marinée et une sauce relevée. Dans un sandwich, cette petite différence change tout : là où la frite classique alourdit, l'alloco arrondit.
Autre point : la plantain ne se cuit pas comme une pomme de terre. Trop verte, elle reste ferme et amère. Trop mûre, elle s'écrase. Le bon moment, c'est quand la peau est jaune tachetée de noir — c'est là que le sucre naturel est au maximum. C'est cette fenêtre que l'on travaille en cuisine.
Où en manger dans le 12e : le sandwich BKO
Chez Graiky, l'alloco n'est pas un extra posé à côté de l'assiette : il est intégré au sandwich signature. Le BKO — hommage à Bamako — empile poulet mariné grillé, salade, tomates, oignons, allocos, oignons frits et sauce au choix. C'est le best-seller de la maison, à 10 € seul ou 13 € en menu avec frites de patate douce et boisson.
Pour ceux qui préfèrent manger à la cuillère, l'alloco se retrouve aussi dans les bowls : le Bowl BKO associe attiéké (semoule de manioc), poulet mariné, allocos, légumes grillés, oignons frits et mangue. Comptez 15 € seul, 16,5 € en menu. Et pour une version sans viande, le Graiky Veggie marie falafel patate douce-maïs, légumes grillés et allocos.
D'autres adresses du quartier proposent de l'alloco en accompagnement. Plus rare : le trouver fondu dans un sandwich, à la manière d'un kebab. C'est ce que Graiky a construit, en gardant la viande halal certifiée et les sauces faites maison.
Comment le déguster (et avec quoi)
Quelques repères simples pour profiter de l'alloco :
- Sur place ou à emporter : l'alloco perd de son croustillant en refroidissant. Mangez-le chaud, dans les minutes qui suivent.
- Avec un bissap : le jus d'hibiscus-gingembre maison (3,90 € les 25 cl) apporte une acidité qui coupe le gras de la friture. Le ginger juice fonctionne aussi, plus punchy.
- En dessert : le dégué, pudding au mil fermenté, prolonge le repas sur une note douce et lactée.
- En livraison : Graiky est sur Uber Eats et Deliveroo, mais pour l'alloco, le comptoir reste la meilleure option.
En résumé
L'alloco n'est pas une frite de plus : c'est une autre façon de penser le croustillant, héritée de l'Afrique de l'Ouest et arrivée dans le 12e. Si vous cherchez des allocos Paris intégrés à un vrai sandwich, le BKO de Graiky est l'endroit où tester. 12 rue de Madagascar, Paris 12e — sur place, à emporter ou en livraison. Le menu complet est en ligne.