Au 12 rue de Madagascar, dans le 12e arrondissement, il y a une devanture qui ne paie pas de mine. Pourtant, depuis l'ouverture, Graiky s'est imposée comme une sandwicherie africaine à Paris qui compte. Pas de chichis, pas de carte interminable. Juste une cuisine de quartier, faite maison, qui donne faim rien qu'en poussant la porte.
Le principe est simple : le kebab, revisité avec les saveurs d'Afrique de l'Ouest. Ici, la viande est halal, marinée et grillée à la commande. Et ce qui fait la différence, c'est ce qu'on ajoute dedans : des allocs (bananes plantain frites), des sauces maison, des oignons frits. Le sandwich BKO, hommage à Bamako, reste le best-seller. Mais les habitués vous le diront : le plus dur, c'est de choisir entre le sandwich et le bowl attiéké.
Une cuisine de famille, posée dans le 12e
Ce qui frappe en entrant, c'est l'odeur. Celle de la viande qui grille, mélangée aux notes sucrées de la banane plantain et à l'hibiscus du bissap qui infuse. Graiky, c'est une affaire de famille, et ça s'entend dans l'accueil. On vous parle, on vous conseille, on vous explique la différence entre l'attiéké et la salade. On ne vous fait pas attendre, et on ne vous sert pas une assiette triste.
Le lieu est pensé pour le quartier : on vient chercher son sandwich sur le pouce, on s'installe pour un bowl le midi, ou on commande en livraison via Uber Eats et Deliveroo. Les habitués du coin — ceux de Montgallet, du square Trousseau ou des bureaux alentour — ont leurs repères. Et ils reviennent. Pour la générosité des portions, pour les pastels (beignets farcis sénégalais) à grignoter en attendant, et pour ce goût qu'on ne trouve pas ailleurs.
Le bowl attiéké, la signature qui change tout
Si le sandwich afro est l'entrée en matière, le bowl attiéké est la vraie signature. La semoule de manioc, légère et parfumée, sert de base à un plat complet : poulet mariné grillé, crudités, légumes grillés, et selon la formule, allocos et feta. C'est frais, c'est rassasiant, et ça n'a rien à voir avec une salade industrielle. Pour ceux qui veulent une option plus légère, le bowl salade fait le job, sans sacrifier le goût.
La carte est courte, et c'est tant mieux. On y trouve :
- Des sandwichs (Graiky, Graiky Fun, BKO, Veggie) avec suppléments possible en patates douces frites
- Des bowls (La Base, Fun, BKO Signature, Veggie) sur base du moment ou attiéké
- Des salades complètes (1er Janvier, Fun, BKO, Veggie)
- Des extras comme les pastels et les patates douces frites
- Des boissons maison : bissap (hibiscus-gingembre) et ginger juice
- Un dessert maison, le dégué (aussi appelé thiakry), pudding au mil fermenté
Les étudiants ont une remise d'1€ sur tous les menus. Un détail, mais qui montre comment l'adresse s'intègre dans le paysage du quartier.
Une adresse locale, loin des clichés
Graiky ne se revendique pas comme un restaurant exotique. C'est une sandwicherie africaine à Paris, certes, mais surtout une cuisine de tous les jours, accessible et généreuse. Le kebab afro, ici, n'est pas une mode : c'est une réponse concrète à une demande de vrais produits, faits maison, avec des recettes transmises. Le tout dans un cadre simple, sans chichi, où l'on vient pour manger bien.
Ce qui plaît aux habitués, c'est la régularité. Le poulet est toujours aussi bien mariné, les allocos toujours aussi croustillants, le bissap toujours aussi frais. On sait ce qu'on mange, et on sait que c'est halal. Et quand on habite ou qu'on travaille dans le 12e, avoir une adresse comme celle-là à deux pas, c'est un luxe.
Alors si vous passez près de la rue de Madagascar, poussez la porte. Demandez le BKO en sandwich ou le bowl attiéké en menu. Et si vous êtes pressé, passez commande en ligne sur le site de Graiky ou sur les applis de livraison. L'adresse plaît parce qu'elle est simple, bonne et honnête. C'est pour ça qu'on y revient.